2021 : année Q-Zen

A partir du 1er janvier 2021, la norme Q-Zen (pour « Quasi Zéro Energie) s’appliquera à toutes les nouvelles constructions. Sont également concernés les travaux de reconstruction ou d’extension assimilés à du neuf au sens de la PEB.
On entend par bâtiment Q-Zen un bâtiment qui offre des performances énergétiques très élevées et dont la quantité, quasi nulle ou très basse d’énergie requise, doit être couverte dans une très large mesure par de l’énergie produite à partir de sources renouvelables.

Cette neutralité énergétique se répercute dans le score du certificat PEB (la carte d’identité énergétique du bâtiment). Depuis 2017, la réglementation en Wallonie et à Bruxelles exige un label B minimum. A partir de 2021, un logement Q-Zen devra remplir les exigences d’un label A.
Les autres exigences des maisons Q-Zen en Wallonie et à Bruxelles sont :

  • Niveau K (isolation thermique) : inférieur ou égal à K35
  • Niveau EW (performance énergétique globale du bâtiment) : inférieur ou égal à 45
  • Niveau Espec (consommation d’énergie primaire) : inférieur ou égal à 85 kWh/m²/an
  • Surchauffe : inférieure à 6.500 Kh

Comment y parvenir ?

Réduire les besoins en énergie en travaillant sur l’enveloppe du bâtiment

Murs, toit, sols, portes, fenêtres, vitrages : tout doit être parfaitement isolé dans une maison Q-Zen. Elle doit aussi être le plus possible étanche à l’air (attention aux raccords entre murs et fenêtres, murs et toiture, entre autres). Il s’agit d’obtenir la valeur K (isolation thermique) la plus basse. Chaque élément est noté séparément et le score total ne peut pas excéder 35. Cette isolation optimale est déterminée d’une part par la compacité de l’habitation et d’autre part par de bons matériaux d’isolation. Il s’agit aussi de concevoir intelligemment un bâtiment en l’intégrant à son environnement proche, c’est-à-dire en utilisant les sources d’énergie gratuites, comme le soleil. Il s’agit donc de faire des choix pertinents quant la forme (compacité), l’enveloppe et l’orientation du bâtiment.

Choisir des systèmes adaptés au bâtiment

En 2021, la consommation théorique de chauffage, selon la norme Q-Zen, ne dépassera pas le maximum de 85 kWh par an (contre 115 kWh en 2017 pour répondre aux normes PEB). Cet objectif est atteignable avec un système de chauffage classique à haute performance (idéalement une chaudière à condensation au gaz ou au mazout). Il est possible de choisir une chaudière moins puissante grâce à une meilleure isolation et à une meilleure étanchéité à l’air. Comme la norme Q-Zen encourage la production de chaleur à partir de sources renouvelables, on optera utilement pour une pompe à chaleur ou un chauffage biomasse (bûches, plaquettes ou pellets). Même logique en ce qui concerne la production d’eau chaude : un chauffe-eau solaire est recommandé. Ou une pompe à chaleur mixte ou encore un boiler thermodynamique. Pour la ventilation, étant donné l’isolation renforcée et une totale étanchéité à l’air, le système de ventilation double flux avec récupération de chaleur (système D) devient quasiment inévitable. Quant à l’éclairage, il faut donner la priorité à l’éclairage naturel quand c’est envisageable et compatible avec les contraintes de compacité et de confort, et ensuite faire appel à la technologie LED.

Autoproduire le peu d’énergie dont le bâtiment aura besoin

Lorsque les besoins en énergie ont été limités et que les systèmes choisis sont adaptés au bâtiment, la faible quantité d’énergie encore nécessaire devra partiellement ou totalement être produite sur site de manière renouvelable. A la deuxième étape déjà, certains systèmes (PAC, micro-cogénération, biomasse…) peuvent contribuer à une diminution significative du recours à une énergie fossile ou électrique. Ceci dit, contrairement à la Flandre où une construction BEN doit produire au minimum 10 kWh/m² d’énergie renouvelable, il n’y a aucune exigence particulière en Wallonie. Panneaux solaires photovoltaïques et thermiques permettent néanmoins d’influencer positivement les valeurs EW (performance énergétique globale du bâtiment) et Espec (consommation d’énergie primaire) d’une habitation. Il faut cependant éviter de tomber dans le travers de systèmes de production d’énergie renouvelable dont la finalité est de compenser les performances thermiques limitées d’un bâtiment. Il est et sera toujours préférable de se passer d’un appoint d’énergie plutôt que de la produire de manière renouvelable.

Combien ça coûte ?

Combien ça coûte ?

Ne nous leurrons pas : parvenir à la neutralité énergétique a un prix. On évoque parfois un surcoût de l’ordre de 10 à 15% par rapport à des habitations qui répondent aux exigences PEB actuelles ! Relativisons cependant : un tel surcoût ne sera atteint que si on implémente la quasi-totalité des systèmes de production d’énergie renouvelable. Il y a tout à fait moyen de limiter les coûts en construisant de façon simple et compacte, en échelonnant les travaux, en cherchant des alternatives moins coûteuses pour la conception et la finition et, par-dessus tout, en choisissant l’optimum économique pour le gros œuvre et les techniques. Cet investissement, à réaliser prioritairement dans l’isolation de l’enveloppe et dans des systèmes de chauffage et de ventilation performants, peut être assez rapidement amorti via une facture énergétique réduite.
Et puis certaines primes régionales permettent d’alléger le montant de l’investissement. Ainsi, quelle que soit la Région, une habitation assortie d’un niveau Ew compris entre E20 et E30 obtient 50% de réduction sur le précompte immobilier pendant 5 ans (depuis 2016, la réduction du précompte immobilier équivaut à 100% si le niveau Ew n’excède pas E20).

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